, les acteurs politiques et économiques du Tarn-et-Garonne, du Lot-et-Garonne et du Gers se sont réunis à Golfech, à l’invitation du président de la communauté des Deux-Rives Jean-Michel Baylet. D’une seule voix, ils ont exprimé leur soutien à la candidature de la centrale nucléaire de Golfech pour accueillir deux réacteurs supplémentaires dits de 3e génération. C’est tout un bassin de vie qui veut remporter le match face à la centrale du Blayais (Gironde).
Quel site nucléaire du Sud-Ouest accueillera, à l’horizon 2035-2040, deux réacteurs supplémentaires dits de 3e génération, générant ainsi des milliers d’emplois et des milliards d’euros de retombées économiques pour le territoire concerné ? Pour construire cette paire de réacteurs EPR2, EDF et son actionnaire principal, l’État, devront choisir entre la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) et celle du Blayais (Gironde).
" La volonté de la communauté des Deux-Rives est de travailler avec l’ensemble des territoires relevant du même bassin de vie et d’emplois, ce qui suppose de s’affranchir des frontières administratives", souligne M. Baylet. Le département du Lot-et-Garonne a montré l’exemple en la matière. Jean Dionis du Séjour, maire d’Agen et président de l’Agglomération d’Agen ; Nicolas Lacombe, premier vice-président du conseil départemental 47 et Frédéric Péchavy, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Lot-et-Garonne, ont dit tour à tour pourquoi ils se rangeaient derrière la candidature de Golfech.
Cette compétition, il faut qu’on la gagne, c’est vraiment un match à cinq points.
"Le Lot-et-Garonne a essayé d’envoyer sa plus belle sélection aujourd’hui à Golfech. On a un bon capitaine avec Jean-Michel Baylet. Cette compétition, il faut qu’on la gagne, c’est vraiment un match à cinq points", lance Jean Dionis du Séjour, en maniant la métaphore rugbystique. Fort du mandat "fort et clair" que lui ont donné les élus de l’Agglo d’Agen, il exprime "un oui citoyen, un oui patriotique, celui de notre petite patrie la Moyenne Garonne" en faveur d’un projet qui, est-il persuadé, aura les faveurs des 150 000 habitants situés dans le périmètre de la centrale, car "l’opinion publique a bougé".
Pour Nicolas Lacombe, "ce projet nous est apparu tellement évident vu les liens qui existent entre le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne s’agissant du nucléaire". Bernard Gendre a porté la voix des Gersois "qui connaissent la centrale de Golfech et l’appréhendent positivement". Le Tarn-et-Garonne est en première ligne et son président Michel Weill a annoncé un vote en faveur du projet EPR2 de Golfech lors de la commission permanente du CD 82 qui siège ce 11 juillet à Montauban.
Car les enjeux sont colossaux pour notre région. Jean-Michel Baylet les a parfaitement exprimés. Si Golfech était choisie pour accueillir une paire d’EPR 2, 7 000 salariés seraient employés sur le chantier de construction, qui durerait 7 ans, et 1 500 autres pour l’exploitation. "Vous le voyez, les retombées économiques, sociales, fiscales sont plus que significatives et la taille d’un chantier aussi gigantesque est majeur pour le dynamisme local. Ne laissons pas passer cette opportunité d’intérêt général."